mardi 4 octobre 2016
1. Définition :
Le terme de
« pollution sonore » s’applique aux effets provoqués par des phénomènes
acoustiques (ou bruits) ayant des conséquences sur la santé des personnes,
de la gêne momentanée à des troubles plus graves.
2. Les causes
possibles :
On peut distinguer les
bruits selon leur source : Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement, transports routier ou aérien, bruits de voisinages, etc.
Les bruits de
voisinage regroupent les bruits de comportements (disputes,
pétards, travaux de bricolage, bruits d’animaux, etc.), les bruits de
chantiers, les bruits d’activités sportives ou culturelles (terrains
de sport, circuits de course, kermesses, etc.) et enfin les bruits
provenant d’entreprises non classées pour l’environnement (livraisons,
restaurants, ateliers d’artisans, etc.) (Source : Ministère de la
Santé)
3. Les conséquences
sur la santé :
Parfois sous-estimées,
les conséquences de la pollution sonore sur la santé ne se limitent pas à une
simple fatigue ou une gêne momentanée. En effet, selon une étude publiée par
l’OMS en 2011, les nuisances sonores sont à l’origine, en Europe
Occidentale et chaque année, de maladies à l’origine d’une perte en années de
vie estimée à près de 1 700 000, dont ::
§
61 000 années en raison de maladies cardiovasculaires.
§
45 000 années dues à des troubles cognitifs (détérioration de la
mémoire, des facultés mentales, etc.).
§
903 000 années de vie en raison des perturbations
du sommeil.
§
22 000 années de vie en raison d’acouphènes.
§
654 000 années de vie en raison des divers désagréments provoqués par
ce bruit.
§ 4.
Quelques exemples d’actions pouvant être menées au sein des collectivités
territoriales :
§ - Des
actions préventives :
§ - Information auprès de la population : Affichage sur la voie publique et les
établissements publics, presse locale, sensibilisation des élèves, concertation
avec l’ensemble des parties prenantes, etc.
§ - Réalisation
de cartographie du bruit
L'exemple de la cartographie réalisée pour le Grand Dijon
L'exemple de la cartographie réalisée pour le Grand Dijon
- Prise
en compte des nuisances sonores dans les documents d’urbanisme : mise en place d’un zonage visant à
éloigner les activités les plus bruyantes des zones de vie et d’habitation.
- Des actions
répressives :
- Prise
d’arrêtés visant à interdire ou limiter certaines activités à l’origine des nuisances sonores.
-
Sanctions sous la forme d’amendes (Plus d’information : Article L 2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales)
5. Les acteurs clés en
matière de pollution sonore
5.1. Acteurs publics :
- Les Préfectures.
- Les Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL).
- L'Agence Nationale de Sécurité sanitaire, de l'Environnement et du Travail (ANSES).
- L'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).
- L'Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA).
- Les services de Police et de Gendarmerie.
- Les services de l’Inspection du travail.
- Les Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL).
- L'Agence Nationale de Sécurité sanitaire, de l'Environnement et du Travail (ANSES).
- L'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).
- L'Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA).
- Les services de Police et de Gendarmerie.
- Les services de l’Inspection du travail.
5.2. Acteurs privés :
Milieu
associatif :
Entreprises :
- Fédérations
professionnelles (Bâtiment, Transport, etc.)
- Les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) locales
- Les gestionnaires d’infrastructure (routes, aéroports, logistique, etc.)
- Les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) locales
- Les gestionnaires d’infrastructure (routes, aéroports, logistique, etc.)
Le bruit de la mer
Enfin, une chose à laquelle on
ne pense pas forcéement, c'est que la pollution sonore existe aussi... dans la
mer.Le monde du silence est de plus en plus bruyant. Les scientifiques s'inquiètent d'une pollution sonore croissante dans les océans, générée par le transport maritime, et qui pourrait toucher la faune marine.
Des échouements spectaculaires de baleines ont été liés à l'utilisation de sonars militaires, déclenchant une polémique sur leur utilisation. Mais les scientifiques s'inquiètent davantage de l'augmentation générale du bruit de fond de l'océan, dû pour une grande part à la navigation commerciale.
L'audition est primordiale pour les animaux marins qui utilisent les sons pour naviguer et communiquer. Dans ces conditions, certains chercheurs estiment que le développement d'un «smog acoustique» revient à «aveugler» ces créatures, ce qui affecterait leur alimentation, leur reproduction ou d'autres activités.
«Leur monde est en train de s'écrouler», prévient Christopher Clark, bioacousticien à l'Université Cornell, «Ils se fient énormément au son. Ils ne voient rien.»
L'augmentation de cette pollution sonore coïncide avec l'essor de la navigation commerciale. Entre 1948 et 1998, la flotte mondiale a vu son tonnage passer de 85 millions à 550 millions. Dans le même temps, le bruit de fond de l'océan s'est accru d'environ 15 décibels,
Le phénomène du tsunami
Les tsunamis sont provoqués
généralement par des séismes sous-marins dans les zones à forts mouvements
tectoniques, comme certaines régions du Pacifique et d'Asie.
L'archipel des Salomon, où au moins 15 personnes ont péri, se trouve entre la Papouasie-Nouvelle Guinée et Vanuatu, au nord-est de l'Australie, dans une zone de subduction avec la plaque australienne où l'activité sismique est importante.
Si la plupart des tsunamis se produisent après un séisme, d'autres origines sont possibles, selon le géophysicien et spécialiste français des tsunamis Emile A. Oka: des avalanches sous-marines, parfois dues à des séismes (2.000 morts en Papouasie-Nouvelle Guinée, 1998), l'explosion d'un volcan (36.400 morts dans l'île de Krakatoa, entre Java et Sumatra, août 1883) ou la chute d'un astéroïde dans l'eau.
De petits raz-de-marée peuvent aussi être provoqués par des phénomènes météorologiques, notamment de violents échanges thermiques qui entraînent des dépressions à l'origine de vents violents.
L'onde du tsunami, née du choc sismique du haut en bas de la masse océanique, est épaisse de plusieurs centaines de mètres et gagne en énergie chaque fois qu'elle heurte le plancher sous-marin.
La vitesse de propagation en mer d'un tsunami est d'environ 800 km/h. Des masses d'eau géantes dévalent en profondeur le long des déformations du sol marin, à la différence des vagues ordinaires qui n'affectent que la surface de l'eau.
Au cours de sa propagation en mer, une onde perd très peu de son énergie. Elle peut donc se propager sur des distances considérables et venir détruire des côtes situées à des milliers de kilomètres de son mécanisme générateur.
En 1960, un tremblement de terre d'une magnitude de 9,5 sur l'échelle de Richter au Chili a déclenché un tsunami dévastateur qui a atteint les côtes du Japon.
Lorsque le fond de l'océan remonte près des côtes, la vitesse de la vague diminue et entraîne alors une augmentation de sa hauteur, qui peut atteindre plus de 20 mètres. "La première vague a tendance à se retirer de la côte, c'est un signe précurseur bien connu pour les tsunamis", explique David Booth, sismologue à l'institut d'Edimbourg (Ecosse).
L'archipel des Salomon, où au moins 15 personnes ont péri, se trouve entre la Papouasie-Nouvelle Guinée et Vanuatu, au nord-est de l'Australie, dans une zone de subduction avec la plaque australienne où l'activité sismique est importante.
Si la plupart des tsunamis se produisent après un séisme, d'autres origines sont possibles, selon le géophysicien et spécialiste français des tsunamis Emile A. Oka: des avalanches sous-marines, parfois dues à des séismes (2.000 morts en Papouasie-Nouvelle Guinée, 1998), l'explosion d'un volcan (36.400 morts dans l'île de Krakatoa, entre Java et Sumatra, août 1883) ou la chute d'un astéroïde dans l'eau.
De petits raz-de-marée peuvent aussi être provoqués par des phénomènes météorologiques, notamment de violents échanges thermiques qui entraînent des dépressions à l'origine de vents violents.
L'onde du tsunami, née du choc sismique du haut en bas de la masse océanique, est épaisse de plusieurs centaines de mètres et gagne en énergie chaque fois qu'elle heurte le plancher sous-marin.
La vitesse de propagation en mer d'un tsunami est d'environ 800 km/h. Des masses d'eau géantes dévalent en profondeur le long des déformations du sol marin, à la différence des vagues ordinaires qui n'affectent que la surface de l'eau.
Au cours de sa propagation en mer, une onde perd très peu de son énergie. Elle peut donc se propager sur des distances considérables et venir détruire des côtes situées à des milliers de kilomètres de son mécanisme générateur.
En 1960, un tremblement de terre d'une magnitude de 9,5 sur l'échelle de Richter au Chili a déclenché un tsunami dévastateur qui a atteint les côtes du Japon.
Lorsque le fond de l'océan remonte près des côtes, la vitesse de la vague diminue et entraîne alors une augmentation de sa hauteur, qui peut atteindre plus de 20 mètres. "La première vague a tendance à se retirer de la côte, c'est un signe précurseur bien connu pour les tsunamis", explique David Booth, sismologue à l'institut d'Edimbourg (Ecosse).
Risques
et sociétés
Le 26 décembre 2004, le tsunami
le plus puissant et le plus meurtrier que l'homme ait enregistré à ce jour a
balayé l'ensemble des côtes de l'océan Indien avec des vagues atteignant
localement 35 m de haut. Le bilan s'est établi aux alentours de 230 000 morts
dont 168 000 pour la province d'Aceh (ou Ath), division administrative la plus
septentrionale de l'archipel indonésien, dans le nord de Sumatra. Si la mémoire
commune des pays occidentaux se souvient davantage des images des rivages
thaïlandais où de nombreux touristes étaient massés, les dégâts et les pertes
humaines ont cependant été beaucoup plus importants dans des zones plus
éloignées de l'attention des médias, comme sur la pointe nord de l'île de
Sumatra plongée dans un climat apocalyptique aux lendemains immédiats de la
catastrophe.
Partant d'une situation de
dévastation les sociétés touchées de plein fouet doivent panser leurs plaies
puis s'adapter. Lorsque les premiers temps de l'attention internationale sont
passés, comment sociétés et territoires ont-ils évolué ? Comment les pouvoirs
publics locaux et nationaux ont-ils réagi et comment ont-ils su et pu gérer la
mobilisation internationale de grande ampleur qui s'est manifestée aux
lendemains des événements ?
Les
facteurs humains de la catastrophe
Depuis
1976, la région d'Aceh était le théâtre d'un conflit sanglant entre l'armée
indonésienne et le mouvement séparatiste Gera kan Aceh Médéa (GAM / Mouvement pour la liberté d'Aceh), qui
dénonçait le partage jugé injuste des richesses naturelles entre l'État central
et la province et revendiquait, au minimum, une large autonomie, voire
l'indépendance. Les affrontements entre séparatistes et armée régulière ont
chassé de nombreuses populations des montagnes vers la sécurité des villes
côtières telles que Banda Aceh. Ces populations des montagnes n'avaient pas de
connaissance des dangers de la mer et, lorsque les signes avant-coureurs du
tsunami sont apparus, elles sont souvent allées chercher les poissons et les
crustacés que le retrait initial de la mer avait abandonnés au lieu de
s'enfuir.
Cette absence de culture maritime
du risque a joué un rôle important dans la mortalité liée à ce tsunami. Les
habitants des îles situées le long des côtes de Sumatra et comptant des
populations traditionnelles de pêcheurs n'ont déploré que peu de victimes. En
effet, aux premiers signes annonciateurs de tsunami, les populations
lorsqu'elles le pouvaient se sont réfugiées sur les hauteurs, et les pêcheurs
en mer sont partis au large afin d'échapper aux vagues meurtrières. Ces
réflexes les ont sauvés.
Enfin, les femmes et les enfants,
moins mobiles que les hommes dans ces sociétés traditionnelles, souvent à
domicile ou sur les plages avec leurs enfants en ce tout début de matinée, ont
été davantage touchés, alors que les hommes étaient nombreux en mer, à la pêche.
Chez les femmes, la mortalité a été le triple de celle des hommes et près
de 40 000 enfants sont décédés. On a relevé aussi que le nombre de décès parmi
les fonctionnaires et les professeurs d'université, qui habitaient en général
les quartiers aisés du bord de l'océan, est bien plus élevé proportionnellement
à leur part dans la population.
Les causes
sont nombreuses et souvent multi factorielles;
·
Les facteurs génétiques : 70
% des obèses ont, au moins, un parent dans la même situation. Les anomalies
génétiques entraînent une diminution de la dépense au repos et à l'effort
physique, une diminution de la dépense énergétique après les repas et une
répartition particulière du tissu adipeux ou masse grasse. Cependant, on
considère qu'ils ne sont pas suffisants pour expliquer l'apparition de
l'obésité, sauf pour la maladie de Prader-Willi (très rare).
·
Les facteurs alimentaires : un
excès d'apport calorique, en particulier issu d'aliments gras et sucrés, par
rapport aux besoins de l'organisme, conduit à l'obésité. En outre, les troubles
du comportement alimentaire (grignotages, compulsions alimentaires pour
certains aliments, boulimie) interviennent également dans la prise de poids.
·
Les
facteurs psychologiques : en cas de grande détresse ou de stress, on observe une
compensation par la nourriture, notamment par des aliments réconfortants très
caloriques.
·
Un trouble de la prise alimentaire : des
molécules chargées de transmettre des messages dans le cerveau, les
neuromédiateurs, sont impliqués dans la régulation de la prise alimentaire.
Certains la stimulent, d'autres l'inhibent. Ils sont en partie impliqués dans
la survenue des troubles alimentaires.
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